"La mémoire est une somme d'images vivantes et de fenêtres murées."



Valentine Goby. Un paquebot dans les arbres.
2016. Actes Sud. 272 pages.


Au milieu des années 1950, Mathilde sort à peine de l'enfance quand la tuberculose envoie son père, et, plus tard, sa mère au sanatorium d'Aincourt. Cafetiers de La Roche-Guyon, ils ont été le cœur battant de ce village des boucles de la Seine, à une cinquantaine de kilomètres de Paris. Doué pour le bonheur mais totalement imprévoyant, ce couple aimant est ruiné par les soins tandis que le placement des enfants fait voler la famille en éclat, l'entraînant dans la spirale de la dépossession. En ce début des Trente Glorieuse, au nom parfois trompeur, la Sécurité sociale protège presque exclusivement les salariés, et la pénicilline ne fait pas de miracles pour ceux qui par insouciance, méconnaissance ou dénuement tardent à solliciter la médecine.







Second livre que j'ai lu dans le cadre de la sélection du jury littéraire (l'article se trouve ici) et c'est celui que j'ai le moins apprécié, allant même jusqu’à ne pas le finir. Dès le début, je n'ai pas réussit à m'attacher au personnage de Mathilde, trop complexe à mon goût et pas attachante du tout, même si l'auteur nous en livre un portrait qui se veut touchant. Le sujet de la maladie et de la noirceur qu'elle annonce est profondément encré dans ce livre, nous déprimant presque. On voit, l'avancée sur le corps, petit à petit et comment cela touche l'environnement autour et j'ai trouvé cette évolution intéressante, toujours parsemée de terreur et de questionnement. J'ai également apprécie le fait de découvrir, à sa naissance, des instances comme la prise en charge sociale ou encore la sécurité sociale. On en apprend beaucoup sur cette époque, mais, à nouveau, cela ne m'a pas totalement captivée. 

En bref, c'est une intrigue simple qui regorge d'informations mais avec une héroïne principale pour laquelle je n'ai eu aucuns attachements ou compassion. La noirceur est un peu trop présente à mon goût et ne donne pas envie de continuer cette histoire. Je passe donc. 

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